Parler régime

Publié le par Odile

Tout à l'heure, la chef aperçoit un livre dépassant de mon sac : "vous lisez quoi ?".
Nous voilà parties dans une discussion sur les régimes. Dans mon sac, vous vous en doutez, pas de roman épique, mais Maigrir sans régime du Dr Jean-Philippe Zermati.

Epique à sa manière ... Lyrique aussi ;-)



Lorsqu'on ne m'en parle pas spontanément. Lorsqu'on ne me demande pas mon avis. Lorsqu'on en parle légèrement, j'ai tendance à ne pas en toucher mot. Je ne dis pas ce que je pense des régimes, ou je n'entre pas dans le détail.

Cela m'énerve de disserter sur le sujet, surtout lorsque je sais que mes interlocuteurs seront souvent favorables aux régimes, et me diront qu'eux-même font "attention". (Peut-être est-ce pour cette raison que je me rattrape ici ?)


S
i toutefois on me demande mon avis, je le donne. Mais parfois, ça peut être long. Il y a ceux qui sont déjà sensibilisés à la question, qui ne voient pas que par le régime. Avec ceux-là, la discussion est souvent ouverte, aisée, enrichissante. Mais il y a ceux aussi qui, sans être nécessairement butés, sont convaincus qu'un petit régime ne fait pas de mal, voire beaucoup de bien.

J'avoue avoir parfois du mal à garder tout mon sang froid ... mais je tente de rester calme et mesurée, les propos péremptoires n'étant jamais de très bon amis. Quand même, je ne m'interdis pas un peu d'exaltation de temps à autre, ça maintient en forme à petite dose ;-)



Mon but n'est pas d'interdire les régimes à qui que ce soit, encore heureux que je ne me pose pas en dictateur. Mon souhait est avant tout de faire connaître les risques encourus, et de faire savoir qu'entamer un régime n'est jamais anodin. Je le dis, je l'ai déjà dit, je le répète.

Permettre d'aborder la question de l'alimentation et du poids sous un autre angle (que celui du regime et du terrorisme de la restriction) me tient à coeur. Et quand on aime on ne compte pas, n'est-ce pas ? Alors je ne compte pas mes radotages ;-p



      Alors, pour en revenir à la discussion avec mes collègues : j'ai prudemment énoncé mon soutien à la "sans régime attitude" (rassurez-vous, je l'ai dit autrement ... mais je ne sais plus comment !), puisqu'il me fallait bien expliquer la présence du livre (très haut) sus-cité dans mon sac. Livre, qui plus est, témoignant d'une lecture assidue à en juger par les post-it multicolores et les pages détachées ...

J'ai précisé que le titre promettant de maigrir sans régime était plutôt racoleur compte-tenu du réel objectif de l'auteur, et du contenu. Mais le titre avait déjà marqué les esprit des deux collègues présentes. Vous imaginez, ne faire aucun régime, et maigrir !

C'est pourtant possible (dans certains cas), mais présenter cela comme une méthode miracle revient à considérer qu'il s'agit encore d'un énième régime amaigrissant. Un régime déguisé. C'est fou comme un simple titre peut faire marcher l'imagination ...



L
a difficulté, je trouve, c'est qu'il y a beaucoup à dire sur le sujet. De surcroît, les discussions partent souvent un peu dans tous les sens. Du coup, deux configurations se présentent :

* plein de petites idées sont lancées sans véritable approfondissement, ce qui peut laisser perplexe ou dérouté.

... ou bien ...

* on s'arrête sur une idée bien précise, que l'on discute, ce qui peut s'avérer intéressant mais également limitant ...


J
e réalise bien toute la complexité du sujet, qui déborde largement le seul champ de l'alimentation. Et bien que déterminée et confiante quant à la possibilité d'unifier le tout, j'avoue parfois ne plus savoir où donner de la tête, quel sujet préférer, dans quel ordre aborder les questions, sur quels points insister ...


Peut-être est-ce surtout une question de moment. Puisque chaque moment est différent des autres, alors peut-être faut-il se laisser guider par l'ambiance de l'instant ? ... Tout en restant cohérent dans son discours (et dans sa démarche ... ce qui n'est pas toujours évident !) ...


PS : En ce moment, totale impossibilité d'insérer des photos ... J'espère donc un prochain retour à la normale, qui me permette d'égayer un peu les averses de mots ;-)

Publié dans Sans régime !

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medicament pour ronflement 14/02/2015 11:05

Its like you read my mind! You seem to know so much about this, like you wrote the book in it or something. I think that you could do with some pics to drive the message home a little bit, but instead of that, this is great blog. A great read. I'll certainly be back.

mauvaise haleine quoi faire 14/02/2015 11:05

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HélÚne 19/08/2006 18:13

Ah la la ! Je suis moins mesurée que toi Odile, et la dernière fois que j'ai abordé ce sujet en société, je n'ai pas réussi à ne pas monter au créneau, fleur au fusil ! ;-))

Odile 19/08/2006 23:46

Hélène, très franchement, j'ai du mal à garder mon sang froid en toutes circonstances. Mon copain lirait ça, il serait mort de rire, car il m'a vue plusieurs fois m'emporter pour trois fois rien. Mais je contre son ricanement hypothétique : quand il est question de régimes et de tout ce qui est susceptible de me faire rapidement "péter un câble", je reste mesurée voire muette le plus longtemps possible ... Parce que je sais que si je me lance, c'est parti ... et où, ça on le sait rarement à l'avance ...

Thulip 19/08/2006 13:15

Je vois tout à fait ce quoi tu parles quand tu es sur le point d'aborder un sujet que tu connais bien, et qui est donc complexe, avec des personnes peu ou pas sensiblisées.La meilleure solution est l'entrainement. Il y a plusieurs sujets qui me tiennent à coeur (dont celui du jour : le traitement de la pauvreté par la prison) , et sincèrement, les premières fois, je n'ai pas toujours choisi les meilleures manières de les aborder. Mais au fur et à mesure, ton discours se construit, car tu remarqueras que la plupart des réactions en face de toi ont des points communs. Ce qui va te permettre de réfléchir encore un peu sur le pourquoi du comment.Cela a en outre l'avantage de ne pas te donner l'impression de radoter mais d'avancer, grâce aux remarques de tes interlocuteurs. La question d'une étude approfondie par le biais d'un mémoire, ainsi que tu le suggères Gironde est à mon avis une bonne idée car ton thème murit, à mesure que tu y penses, chaque jour sur ton blog, souvent dans ta vie sociale : or souvent je trouve qu'à la fac on nous demande tout à coup de pondre un truc très intelligent sur un sujet qui n'a pas eu le temps de murir en nous. Ce n'est pas le cas pour toi ;-)

Odile 19/08/2006 23:43

Thulip, je crois que tu as bien raison, rien ne vaut l'entrainement, la mise en situation, parler et reparler du sujet permettant de mieux construire son discours, et de faire avancer sa réflexion du même coup ... Je suis d'accord qu'il n'est pas facile de travailler sur un sujet de mémoire que l'on n'a pas véritablement eu le temps de mûrir ... et que dans mon cas, la question des régimes and co fait partie de mes réflexions depuis un bon moment ... Cela pourrait donc être une bonne piste ... Mais comme dit plus haut dans ma réponse à Gironde, j'avoue ne pas savoir encore si je suivrai cette piste, et quand bien même je le ferais, je ne sais pas encore quel angle adopter, quelle problématique choisir ... Peut-être, aussi, sera-ce l'occasion d'en parler ultérieurement, ailleurs que dans mon mémoire/thèse ... J'avoue toutefois que la question me travaille ...

Gironde 19/08/2006 12:25

Alors, comme ça, tu as acheté le fameux livre du Dr Zermati...
Ce qui me gêne surtout - et je n\\\'écris pas cela pour toi particulièrement - c\\\'est cette obsession de maigrir !
Je ne vois pas, à part des problèmes de santé inhérents au surpoids, ce qui justifie un amaigrissement, si ce n\\\'est se conformer aux diktats de notre société.
Le confort, peut-être. Il est certain qu\\\'être trop gros(se) sous-endend la difficulté à se mouvoir sans s\\\'essoufler, les problèmes de frottement des cuisses l\\\'une contre l\\\'autre, une allure pataude sans beaucoup de grâce... mais cela peut se résoudre en faisant du sport (marche, natation) ou de la danse (danse orientale). Ce sont les problèmes que je rencontre et les solutions que j\\\'ai trouvées pour y remédier et, comme tu le dis, \\\"je fais attention\\\" sans pour autant me restreindre... et je craque souvent, sur du fromage et, hier, du nutella (il n\\\'y avait plus de fromage au frigo).

Je n\\\'ai pas acheté et n\\\'achèterai pas cet ouvrage, car, comme tu le dis très bien, le sujet est complexe. On est déjà assez perturbé entre les messages distillés par notre société et leur décalage avec ce que nous sommes, les solutions que, chaque année, avant l\\\'été, on nous assène, toutes aussi farfelues les unes que les autres pour, finalement, les abandonner et reprendre tout le poids perdu, plus 5/6kg bien souvent. Le fameux yoyo.

J\\\'espère, étant donné l\\\'attention que tu lui portes, eu égard aux nombreux post-it qui le décorent, que cet ouvrage t\\\'aura un tant soit peu éclairé. Et, pourquoi pas, puisque tu me sembles douée pour l\\\'écriture, tu pourrais porter le sujet de ton mémoire ou de ta thèse de psychologie, sur ce sujet. Et ensuite, publier tes conclusions. Dans ce cas, préviens-nous, nous nous ferons une joie de venir te rencontrer pour te faire dédicacer ton ouvrage !

Odile 19/08/2006 23:38

Gironde, je te remercie pour ce message détaillé, et de me faire part de ton point de vue sur la question :-)Tu sais, moi aussi cela me gène que tant de personnes cherchent à tout prix à maigrir. Or maigrir à tout prix, ce n'est pas mon objectif. Maigrir tout court non plus, d'ailleurs.Je ne cache pas mon désir de perdre quelques kilos. Mais d'une part ce n'est pas une obsession, ce n'est "obligatoire", ça se fera ... ou pas. D'autre part, ce n'est pas tant par souci esthétique, que comme résultante de l'apaisement de mon comportement alimentaire.En effet, je souhaite avant tout parvenir à pacifier ma relation à la nourriture, et ne plus y recourir si souvent, sans autre raison que l'habitude, tel un automatisme pour répondre à la moindre situation un peu stressante ou autre ...Dans cet état d'esprit, je pense que ta suggestion de sport adapté à ses goûts, voire d'autres choses, est une bonne idée. À chacun de voir ce qui lui convient le mieux.Concernant le livre Maigrir sans régime, ce n'est pas ma bible, mais toutefois un livre auquel j'accorde un certain crédit, et l'intérêt qu'il mérite, je pense. Je m'appuie sur les remarques et développements de l'auteur pour pousuivre et étayer ma réflexion et mon cheminements, afin de trouver mes propres solutions, et tâcher de mieux comprendre le phénomène.L'idée du mémoire ou de la thèse n'est pas mauvaise ;-) J'y ai déjà songé, dans mes  "débuts", mais je ne suis pas convaincue de me lancer dans cette voie. Enfin, rien n'est encore défini, je peux encore changer d'avis ... Il est vrai que ma réflexion sur le sujet n'en est pas à ses débuts (tant concernant les régimes et autres, que concernant la question du mémoire/thèse). Toutefois, je suis réticente à l'idée de faire porter mon mémoire/thèse sur le sujet car  :- je trouve que c'est un sujet rebattu, alors à moins de trouver un nouvel angle, je ne suis pas spécialement attirée ... (mauvais argument, il est vrai, puisque les nouvelles problématiques ne manquent certainement pas)- je me sens trop concernée par le sujet, et j'ai peur que cela ne m'atteigne trop et compromette la qualité de ma recherche (mais là encore, l'argument n'est qu'à demi recevable, puisque tout dépend de la façon dont le sujet est traité ... et puis il faut bien se confronter à ses problématiques personnelles - mais sur ce point, je ne suis pas sûre qu'il soit bon de choisir un sujet trop "brûlant" pour un tel travail ...)- j'ai d'autres sujets en tête, notamment avec les personnes âgées.Cela dit, rien ne m'empêche d'envisager un travail sur le thème, pour un autre projet que mon mémoire/thèse ... J'avoue être assez tiraillée entre plusieurs envies, plusieurs projets de travail ... dont celui des régimes, des comportements alimentaires ... L'une des mes craintes, je crois, est de ne pas pouvoir échapper aux pathologies telles que l'anorexie et la boulimie, si je veux travailler sur le sujet. Or je n'ai pas spécialement envie de rentrer dans les pathologies lourdes. Mon intérêt se porte avant tout sur la majorité des gens, ceux que l'on pourrait improprement qualifier de "normaux", sans pathologie particulière ...Eh bien, j'ai été longue dans ma réponse. Preuve que ton commentaire était pertinent. Il a en effet touché un sujet qui me tient à coeur et n'est pas encore clarifié dans mon esprit, à savoir mon désir de travailler sur le sujet évoqué, et la difficulté de déterminer quel sera le sujet de mon mémoire/thèse ...