Dimanche 30 juillet 2006
A vrai dire, je n’ai pas besoin de me poser la question : je sais que je suis de sexe féminin, et cela me suffit. Pourtant, il semblerait qu’être une vraie fille aille au-delà du simple sexe.Voyons donc …
Deux anecdotes me viennent à l’esprit pour tenter de discerner ce qu’est ou n’est pas une « vraie fille » (finalement, c’est une expression à part entière) :
Il y a trois ans : Assis sur un banc au bord du lac, mon amoureux du jour me prend la main … non pour me déclarer sa flamme (et heureusement !), mais pour me faire cette touchante réflexion : « Pas de bijou ! Pas de bague, à aucun doigt ! Pas même un collier, un bracelet, rien ! Mais t’es pas une vraie fille ! ».
Je vous l’accorde, empli de délicatesse le bonhomme ! Je ne sais plus ce que j’ai rétorqué, mais loin de me laisser démonter, je lui ai répondu que les bijoux ne faisaient pas la fille, et que les bagues n’étaient pas pratiques pour se laver les mains, le bracelet m’encombrait le poignet, m’empêchant d’écrire tranquillement … et j’en passe !
Et d’abord, qui a dit que bijou = fille ? Suffit de voir un peu ces messieurs avec leur chaîne autour du cou (parfois y’a même le pendentif « dollar », et vu plus récemment, le sigle Mercedes …), leur boucle d’oreille en faux diamant, leur chevalière … Alors qu’on n’essaie pas de m’avoir sur ce coup-là ! ;)
En février dernier : Assis sur un canapé (toujours assis), mon nouvel interlocuteur de la soirée, qui soit dit en passant était charmant et cultivé, mais essayait un peu trop de me draguer … Bref ce JH me lance, afin de subtilement me faire dire si oui ou non j’ai un copain : « Pas maquillée, pas de mini jupe, pas de talons, pas de bijou … Toi, tu cherches pas à draguer, t’as sûrement un copain … »
J’ai souri, et n’ai rien répondu (il n’avait qu’à me poser clairement la question ! – je vous rassure, il l’a su avant la fin de la soirée, je ne suis pas sadique à plein temps).
Donc nous y voilà, l’heure du bilan a sonné. D’après ces messieurs, être une vraie fille se limiterait à l’habillement et aux ornements métalliques et/ou cosmétiques, et se résumerait donc à porter des bijoux (surtout des bagues), être maquillée, porter des jupes (de préférence mini), et des talons … Splendide !
Mais alors, dois-je en déduire que ces damoiseaux espéraient sortir (ou sont effectivement, mais pas pour longtemps !) avec une fausse fille ? Refoulaient-ils leur homosexualité, ou au contraire leur peur de la « vraie » femme (ah quoique … « femme » n’est pas un terme qu’ils ont employé … nous avons une piste !) ?
Rassurons-nous, et surtout rassurons-les, je ne le pense pas. Ne pas être une « vraie fille », selon l’expression consacrée, c’est ne pas se comporter selon un schéma un peu stéréotypé, selon ce qu’on attend de la fille qui se pomponne et met tous ses bijoux …
… Ce que ces messieurs ne savaient pas, c’est qu’en passant le seuil de ma salle de bain ...
(Anecdote hors concours)
Dernièrement (et encore bien des fois avant) : Debout dans la salle de bain (eh oui, enfin une histoire qui n’a pas besoin de s’asseoir pour tenir debout …), mon copain s’impatiente : « Encore une crème ? Mais t’en as combien ?! Bon, je vais dans la chambre … À tout à l’heure si je ne me suis pas endormi quand tu reviendras » … Et avant de sortir : « T’es vraiment une fille toi ! » …
… Eh oui, moi aussi (je le crains ;)) …
C'est en lisant le dossier sur "La vraie vie amoureuse des écrivains" dans le LIRE de ce mois-ci, que j'ai bondi ... pour la deuxième fois.
J'avais crû comprendre, à travers diverses critiques, que
J'ai lu ensuite, et en parallèle, d'ailleurs,
Et enfin, dans un genre bien spécial, presque à part ...
