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Exaspérations

Lundi 16 octobre 2006

... Âmes de fumeurs sensibles, s'abstenir ...



Qui dit retour, dit première arrivée, un beau jour ...

Il n'est pas nécessaire de remonter si loin en arrière. C'était à l'époque de ma première année de supérieur, il y a 4 ans (ah si, quand même !).

Comme si disposer de locaux d'allure "pré-fabriqué" en nous reléguant au fin fond de la campagne (bon d'accord, c'était à 1mn30 du RER ... mais tout de même ... en zone 3 !) ne suffisait pas - on avait d'ailleurs eu droit à un article dans Le Parisien pour dénoncer nos conditions de travail dans l'amphi principal : moufles en hiver à cause des fenêtres cassées et du chauffage défaillant, eh oui, c'était presque la Russie !) ...

Je disais donc (avant d'être interrompue par moi-même, comme aurait dit Desproges - mais non je ne justifie pas ma digression en digressant à nouveau !) ... comme si ces conditions déplorables ne suffisaient pas, il avait en plus fallu qu'on écope de fumeurs irrespectueux !

Oh je ne dis pas que les non-fumeurs étaient mieux. Mais en fait si : eux, au moins, ne fumaient pas. Sur ce point, ils étaient imbattables mes amis les non-fumeurs. Comme certains sont les amis des bêtes (pas moi, je préfère les idiots), je suis l'amie des non-fumeurs. Dans l'esprit, évidemment. Après faut voir, en grattant la nicotine on trouve quelques perles, de même qu'en grattant les poumons sains on trouve des scarabés !

Mais donc (à nouveau) ! Le vrai problème des fumeurs n'était pas tant le fait qu'ils fumaient, mais l'endroit où ils fumaient. Je devrais plutôt dire les endroits, et même les lieux, c'est plus mélodieux. Figurez-vous qu'on en trouvait jusque dans les couloirs de la fac, oui Mesdames, oui Mesdemoiselles, oui Messieurs (et oui Mesdamoiseaux, pour quelqu'un qui se serait reconnu si toutefois il avait eu connaissance de l'existence de ce blog - mais passons, et ne digressons plus).

Certains, donc et redonc, fumaient jusque dans les couloirs. Je préciserai même : devant les salles de TD ! Et scoop des scoops : les chargés de TD n'étaient pas en reste, les profs non plus d'ailleurs !  À l'époque, j'étais encore moins résignée que maintenant (le grand âge, que voulez-vous ... déjà 22 ans !), et je trouvais honteux que des représentants de l'Autorité, du Savoir, se permettent de braver les règles les plus élémentaires. Je n'hésitais donc pas, régulièrement, à lancer quelque réflexion acide sur "ces fumeurs odieux" chaque fois qu'un représentant de cette étrange mais pas toujours antipathique espèce passait nonchalamment, clope à la main, sous mon nez ! Mais rien n'y faisait.

Alors je suis passée à l'action ! Rien de tel ! Et c'est là qu'intervient le papier d'arménie ! Ce cher papier, que je détestais à l'époque où mon père en faisait brûler dans les toilettes ... est devenu mon meilleur ami ! Dans mon cerveau diabolique s'est monté un plan machiavélique.

Achats du papier adéquat et du briquet indispensable ... Et me voilà revenue à la fac ! Mon attitude était simple et redoutable à la fois : dès que je sentais l'odeur de tabac me chatouiller désagréablement les narines, des connexions synaptiques s'établissaient immédiatement dans mon cerveau, et tel le chien de Pavlov qui illustra merveilleusement le phénomène stimulus-réponse en son temps, ma main droite attrapait la petite poche de mon sac à dos où je rangeais précieusement mes feuilles de papier et mon briquet. Quelques secondes plus tard, mes doigts pliaient (en accordéon) une bandelette de papier ... qui s'embrasait lentement (mais sûrement !) l'instant d'après ...

Selon les circonstances, mon état d'esprit plutôt calme ou agacé, je restais calmement sur place en laissant le papier se consumer, ou me livrais à une danse façon orientale avec le papier enflammé pour accompagner mes mouvements de bras et de mains ondulant ... Un spectacle étonnant, à coup sûr ! J'ai d'ailleurs le net souvenir de ma chargée de TD de droit civil, qui s'était étonnée à voix haute de l'odeur étrange qui se répandait soudainement dans l'atmosphère : "mais, mais ... on dirait de l'encens !". Et m'apercevant en train de livrer la danse sus-citée, elle hocha la tête, un peu gênée, lorsque je lui déclarai avec un large sourire "non, c'est du papier d'arménie pour contrer la fumée des fumeurs !"

J'ai poursuivi cette habitude en 1ère année de psychologie. Puis je me suis calmée. Cela me revenait trop cher en papier d'arménie ;-) Je suis tout de même restée dans les mémoires de certains (certains, c'est déjà pas mal) pour mes numéros plutôt loufoques, assez à mon image de l'époque.

Et à ceux qui me reprochaient de diffuser un parfum peu agréable, je rétorquais que, moi aussi, je fumais ! J'étais fumée du cerveau, et il fallait peut-être y voir un lien avec mon tabagisme passif ... Ayant constaté que les fumeurs récalcitrants étaient nombreux dans mes alentours, j'ai pris une décision de la plus haute importance : Papier d'arménie, me re-voici !

Par Odile
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Mardi 17 octobre 2006

Oui je m'insulte moi-même. Encore que je trouve l'insulte sympathique. Et parfaitement fondée.


Oui je vais râler. Et non je n'ai pas honte de m'attaquer aux plus démunis. Quoique ... y'aurait matière à discuter. Mais oui, bien sûr que je raconte n'importe quoi ! Il est 23h43, je me le permets ;-)

Après les fumeurs frondeurs (pour rester polie et délicate), je m'attaque aux embrasseurs exhibitionnistes ! Et l'adjectif qualificatif n'est pas de trop. C'est presque même un oxymore, si j'exagérais un peu ... C'est pas l'obscure clarté de Corneille - et d'autres par la suite, certes. Mais on n'en est pas loin ! Oui oui, je me calme. Pourtant l'aquagym m'a déjà bien apaisée, c'est vous dire comme j'étais remontée.

Mais remontons justement à l'instant qui fit tout basculer, en ce début de soirée, alors que je rentrais tranquillement mais épuisée de ma journée de stage.

Ligne 8 du métro, un jeune couple (ce sont souvent les pires, mais les vieux ne sont pas en reste !), bref un binôme d'adolescents rebelles (triturés par leurs hormones et ravis de leur état) se pointe dans le wagon.

Alors que j'étais plutôt paisible, le regard dans le vide, reluquée par un vieux quadra l'air de rien (qui se cachait derrière son journal troué - bon d'accord j'en rajoute), ce couple de grand dadet et de mini-nympho se plante devant moi. Déjà, bel affront. Mais pour rajouter à leur attitude irrespectueuse envers l'ancienne que je suis (ils avaient au moins 4 ans de moins que moi, et je pencherais même pour 5 !), ils se mettent instantanément à se rouler une pelle d'enfer. Bon, se rouler une pelle, c'est pas une expression de ma génération, vous ferez excuse. À mon époque de collégienne, on disait plutôt "alors, il emballe bien ?" ce qui était encore moins sexy. Comme nous, quoi (enfin moi, surtout).

Bref, outil de jardinage mis en oeuvre, je soupire cérébralement (comprendre dans mon cerveau). Et c'est bien là que va se jouer toute la différence entre une jeune-vieille peau frustrée de n'avoir personne à peloter pour l'hiver (à part de la laine, et encore, faut demander à mamie), et une jeune-vieille peau, certes un peu en manque pour le moment, mais amoureuse voire plus, et qui compte bien rattraper ses pirouettes manquantes dès le retour de son tourniquet (moi-même, je ne me comprends plus).

Ce qu'il faut comprendre, en substance, c'est que j'ai peut-être déjà de la vieille peau, mais que je n'ai pas un coeur (ni autre, vous pardonnerez, je l'espère, ma trivialité) tout desséché ! Je ne suis pas agacée ni même incommodée par ces saliveurs non-stop sous prétexte que je serais frustrée dans ma propre vie amoureuse, non. Et c'est bien là que le raccourci m'énerve souvent.

J'affirme et j'assume d'être un peu à cheval sur le respect (bah oui, vous pensez que j'ai un problème avec le respect, à force d'en balancer à tout va ? ;-)). Le respect de l'autre, qui prend le métro pour aller d'un point à un autre, et non pour assister aux jeux de langues d'adolescents pas toujours boutonneux (et alors, ça n'allège pas leur crime !). Pas toujours adolescents d'ailleurs : on voit aussi des couples de 30, 40, 50 ans (et plus, sisi ils savent et aiment encore) s'embrasser ... Bon, je dois quand même dire que la plupart du temps, ils ne s'embrassent ni aussi longuement, ni aussi ostensiblement, ni aussi goulûment, ni aussi indécemment.

Bah oui, pour moi c'est indécent. Un petit bisou, peut-être même un baiser plus chaleureux pour les grandes occasions, je ne dis pas, c'est même plaisant à voir (que des gens s'aiment et se le montrent, pas de voir leurs langues s'enchevêtrer - aurais-je également un problème avec les langues ? ;-)). Mais pas pendant des heures, pas au mépris des autres, en faisant comme s'ils n'existaient pas. Bref, jusqu'à un certain point, avec certaines limites.

Si encore ça ressemblait à ça ...1


Mais généralement, ça ressemble plutôt à ça ...2



Qu'on me traite de jeune-vieille conne frustrée si l'on veut (j'ai déjà dit que frustrée non, et vous ne me ferez pas douter, car même si je suis cruellement en manque actuellement - d'où, peut-être, mon exaspération ultime ce soir - j'ai cette même réaction et façon de concevoir les choses lorsque je suis dans les bras de mon amoureux !).

Bon, j'aurais pu aussi poursuivre sur la chronologie de mes agacements en la matière. Depuis le collège, et peut-être même depuis la primaire - mais moins, je rassure les jeunes parents. Les couples impudiques et impudents, qui se vautraient dans les couloirs de l'école/collège/lycée, nous empêchant, nous Travailleurs Travailleuses (salut Arlette !) de cheminer vers nos salles de cours !

J'aurais pu, donc. Mais je vous en ferai grâce (parce que la nuit m'attend, non parce que j'suis pas cap ou que je voudrais vous épargner la suite de mes ronchonnements ;-))

1
Klimt, Le Baiser, http://www.andriaroberto.com/K.htm
2 Bonobos ! http://psychobiologie.ouvaton.org/sexualite/bonobos.baiser.jpg


Par Odile
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Dimanche 22 octobre 2006
Edit - 28.10.2006

J'ai reçu ce midi une lettre du service consommateur de Cémoi ! Des explications, et surtout deux bons de 4 euros pour m'acheter un nouveau sachet d'Amandinas ... miam ! :-)


C
'est avec émotion que je  viens vous parler ce soir d'une nouvelle bouleversante : on a kidnappé une amande au chocolat !

Allez savoir pourquoi, j'avais la nostalgie des amandes au chocolat gracieusement offertes avec le petit café, dans certains établissements.

En passant au Monoprix, j'ai été faible et lâche (c'est un échec), j'ai adopté ce paquet d'Amandinas qui me tendait les bras (et comme dans beaucoup d'adoptions - je présume -, j'ai dû faire la queue, et payer !).

De retour chez moi, je pioche dans le sachet ... Et soudain, mes doigts saisissent un petit bout tout plat. Je regarde alors la chose : stupeur et tremblements (ahah !), la chose était vide de tout contenu ! Vide d'Amandinas, en l'occurrence ! Je retourne le papier dans tous les sens, le secoue, l'examine minutieusement : c'est pire qu'un rapt car l'enveloppe est intacte : on aurait oublié d'y mettre une amande ! Mon amande, en plus !

C'est là qu'il est bon de connaître quelques petits trucs à mon sujet, et en particulier celui-ci : je suis un grand écrivain ... de lettres de réclamations ! J'ai à mon palmarès un chèque de 30 francs de la part d'Yves Rocher dont les patchs m'avaient bousillé le nez il y a 8 ans, un bon d'achat de 6 euros pour des céréales Nestlé car j'estimais leurs céréales peu goûteuses et trop encombrées en ingrédients inutiles ... Et j'en passe !

Sous peu, Cémoi va avoir de mes nouvelles, c'est moi qui vous le dis ;-) Je porte plainte ? Non, quand même pas ... Juste une petite lettre pour réclamer l'Amandinas qui m'est due ! Boudiou ! ;-)

Et le gingembre confit, que vient-il faire dans l'histoire ? Ah, c'était pour égayer ... et surtout parce que, à l'origine, c'est ce dont je voulais parler (avant de découvrir l'Amandinas subtilisée !).

Le gingembre confit, pourquoi ? Je me le demande aussi ! J'ai essayé plusieurs fois d'en manger. À chaque fois j'ai peu apprécié. Et pourtant, régulièrement, je retente ! ça va bien la tête ?

M
ais bon, je me dis "c'est comme le café, et d'autres trucs : j'aime pas spécialement, mais peut-être que je vais finir par m'y faire !" (parce que le café, et le vin - par exemple ;) - je n'aimais pas, et maintenant y'a pas de problème !).

Mais non, décidément non ... Pourtant, c'est dommage, l'allure est charmante, avenante, aguichante (heu ... je vais peut-être loin là !), mais rien n'y fait.

J'ai peut-être tout simplement voulu refaire un test ces jours derniers, parce que je suis en manque de mon amoureux (oui bon, je radote, vite ! l'antidote !). C'est d'ailleurs débile, puisque si l'on se base sur les vertus prêtées au gingembre ... j'aurais toutes les chances de virer plus folle que je ne le suis déjà ! Aphrodisiaque, dit-on, n'est-ce pas ?

En guise de conclusion, une citation1 que j'ai trouvée amusante (bon d'accord, j'ai l'esprit tordu) :

En France, le gingembre n'est guère connu que des maquignons qui utilisent sa poudre comme topique rectal pour forcer les chevaux à relever la queue, signe de vigueur et de race toujours apprécié des fervents de l'hippisme. Il mériterait cependant mieux que d'en être réduit à ce rôle humiliant. Docteur Henri Leclerc, 1929

1 http://www.toildepices.com/index.php?url=/fr/plantes/angio_mon/zingiberacee/
zingiber/officinale.php

Par Odile
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Dimanche 11 février 2007
Trop c'est trop !

Je sais bien que la chose a déjà fait couler beaucoup d'encre, mais j'ai envie de donner mon avis. Cela m'attirera peut-être les foudres de certaines, mais après tout, chacun son avis !

Donc : j'en ai marre de toutes ces féminisations de noms intempestives !
Je ne sais si c'est à un féminisme exagéré que l'on doit cette tendance, mais je n'en peux plus !

Attention, je ne suis pas contre le féminisme, je serais bien écervelée sinon, de croire que les femmes ont accédé à des droits essentiels (voter, s'exprimer, étudier, aimer qui elles veulent ...) d'un claquement de doigts, et qu'il n'a pas fallu pour ça des combats dont la victoire reste toujours précaire ...

Seulement, si je suis pour le féminisme sur des points fondamentaux, je suis contre le féminisme de principe, où la recherche de l'égalité parfaite entre masculin et féminin devient systématique, et finalement perd beaucoup de sa pertinence ... À ce moment-là, le féminisme frise le ridicule, et dessert largement sa cause (ou du moins, ce que je considère comme sa juste cause).

Ce n'est pas la seule ni la première raison, mais je l'avoue : l'accord des noms m'exaspère pour une raison esthétique. Je trouve très laid, aussi bien visuellement qu'auditivement, ces noms féminisés, ça ne veut plus rien dire, ça encombre la vue et l'ouïe, c'est moche, tout simplement !

Madame la Procureure, vous trouvez ça joli ? Mieux encore : Madame la Substitute de la Procureure !

Mais alors pour moi, le pire de tout tient en deux mots que je vais avoir peine à écrire sans m'écorcher de partout : écrivaine, et auteure ... Arg, je ne sais pas si j'y survivrai ! Certainement que cela me tient particulièrement à coeur en raison de ma passion pour l'écriture. Peu importe, c'est franchement insupportable à mes yeux (et écrivaine, c'est sans doute encore pire, car l'horreur est visuelle et auditive !).

Je me souviens d'un exercice d'orthographe en CM1 : à l'époque, je témoignais déjà d'un goût prononcé pour l'écriture, et avais décrété que je serais écrivain. J'y tenais à ce petit nom plein d'espoirs. il fallait mettre au féminin, "lorsque c'est possible". La maîtresse avait fait exprès de m'interroger pour "écrivain". Je m'étais exclamée d'un air entendu "un écrivain, ça ne s'accorde pas, évidemment !". Pfff, je serais dégoûtée que mes enfants apprennent le contraire !

Non décidément, je refuse de m'y faire. Ce combat pour féminiser les mots est ridicule, parce qu'il ne touche pas à l'essentiel. Certains me diront peut-être que c'est un détail qui a son importance, qui montre que maintenant, les femmes ont leur place à part entière dans des domaines longtemps "macho" ... Bof, je ne crois vraiment pas que cela montre quoi que ce soit. Pour moi, cela témoigne d'une erreur de cible.

Qu'on se batte plutôt contre l'excision (j'ai vu un reportage terrifiant et fort intéressant sur Arte, en début de semaine), et qu'on arrête de m'écorcher les yeux et les oreilles avec des mots qui, pour moi, une fois mis au féminin, perdent la grandeur et la beauté que je leur conférais, pour devenir insignifiants, désolants, ridicules.

Je ne pourrai empêcher personne de se considérer comme écrivaine ou auteure, et c'est sans doute une bonne chose ;-) Mais qu'on me laisse le droit de choisir d'être écrivain amateur. De toute façon, sur le fonds, écrivain ou écrivaine, c'est toujours la passion des mots !


Par Odile
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Dimanche 25 février 2007
Bonjour !

Je suis contente de revenir par ici, maintenant que mes partiels sont bien finis ! Vous allez peut-être trouver que j'exagère, mais j'ai encore envie de pousser un coup de gueule parce que ça commence à bien faire !

Le motif de mon agacement ? (attention c'est classe, surtout si vous êtes en train de déguster des escargots ;-p) Les crachats ! et les cracheurs, donc, parce qu'on est bien d'accord : les crachats n'ont pas de vie totalement autonome ! D'accord ils peuvent continuer à répugner les uns et les autres même après le départ de leur propriétaire, mais ils ne s'auto-conçoivent pas ! Il faut donc au préalable qu'un gros dégoûtant ait fait son oeuvre !

Si j'en parle aujourd'hui, c'est que j'ai eu affaire à une explosion de cas ces dernières semaines ! Je ne sais pas si c'est moi qui suis plus attentive à ce qui se passe autour de moi ... ou si, réellement, les gens se lâchent dans la rue, mais le constat est là : ça crache un max !

Je ne sais pas ce que vous en pensez, je doute que beaucoup trouveront les crachats sympathiques en soi, mais il y aura peut-être discussion quant au degré d'incivilité que cela représente. Personnellement, je trouve cela tout simplement grossier de cracher en public, négligemment, en descendant les marches du métro ou en pleine rue (en s'étant souvent bien raclé le fond de la gorge au préalable, cela va de soi ...).

Je sais bien que cela se fait dans certains pays ... mais en France, aux dernières nouvelles, c'est pas du tout dans notre culture ... c'est plutôt franchement dégueulasse, n'ayons pas peur des grossièretés quand elles sont justifiées ! J'exprime ainsi mon profond dégoût, et même ma colère, mon ras-le-bol !

Je crois que le pompom a été atteint vendredi soir dans le RER ... On voulait s'asseoir sur les sièges près de la vitre, mais soudain je sens mon pied glisser ... je regarde alors par terre : un bon gros crachat trônait sur le sol ! Bah oui, pourquoi se gêner après tout, j'en connais certains qui osent justifier leur geste par "ça fera du travail aux femmes de ménages". Je vais éviter d'être complètement obscène ici, mais ça me démange franchement de leur péter la gueule à ces gros cons (ah désolée, j'ai pas pu m'empêcher ...).

Bon bah sinon, maintenant que j'ai poussé ma gueulante, ça va mieux ;-) Les grossiers personnages ne seront pas moins nombreux, mais ça m'évitera de sauter à la gorge du prochain qui se permettra ce geste sous mes yeux ...

PS : Je vous fais grâce de toute photo pour illustrer ... ;-p
Par Odile
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Lundi 28 mai 2007
Juste un petit coup de gueule, car ce soir j'ai regardé "On a tout essayé" qui diffusait une sélection des meilleurs moments. Parmi ceux-ci, l'intervention de Chimène Badi qui assumait sa différence : "Je m'assume, (...) je fais un 40" ...

Je n'ai rien contre Chimène Badi, à vrai dire je ne m'en préoccupe pas spécialement. Seulement là, en entendant cette phrase, je me suis dit que quelque chose clochait : personne à la table de Ruquier n'a relevé la révélation terrifiante, du style "nan mais c'est pas avec une taille 40 que t'as un physique atypique !" ou "arrête le délire, t'es pas grosse, bon dieu !" ... Pas un truc dans le genre, tout le monde a semblé trouver ça normal. Vous me direz, en tant que "people", c'est sûr que ça détonne un peu au milieu des tailles 34-36, m'enfin il me semble que pas mal de femmes minces peuvent faire une taille 40, non ?

Après, je n'écarte pas du débat la question de savoir jusqu'où (quel poids, quelle taille de vêtements ...) on est mince, et à partir de quand on est grosse. Ou plutôt devrais-je dire "considérée comme mince ou grosse" ... Car il y a d'une part le regard des autres, mais aussi son propre regard, celui qu'on porte sur soi, souvent avec beaucoup (trop) de sévérité ...

Alors, c'est sans doute aussi une question de ressenti personnel. D'ailleurs, moi aussi, il y a quelques petites années, je faisais un 40 voire un 38 (mais contrairement à Chimène Badi, j'assumais même pas, et je me trouvais "trop grosse"). Que de choses à changer ... Mais vraiment, coup de gueule contre ce laisser-faire et ce laisser-dire de la société dans son ensemble, qui continue à laisser penser à des filles qui font une taille 40 qu'elles sont grosses ... et que, quelque part, la preuve qu'elles sont grosses (ou "rondes", et même si elles disent s'assumer) : elles font un 40 ...
Par Odile
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